Référentiel isotopique · outil gratuit

Conversion des standards isotopiques

Ramener une valeur δ mesurée contre un standard à l'échelle d'un autre, à partir des écarts publiés entre les deux : la page donne la valeur convertie, son incertitude propagée et la source de chaque écart. Quand aucune calibration publiée ne relie deux standards, elle le dit et ne calcule rien.

Gratuit, sans compteChaque écart sourcéMis à jour avec l'Atlas
Pour chaque conversion
  • La valeur convertie, par la formule exacte, avec son écart à l'approximation additive.
  • L'incertitude propagée, dans votre convention, 1σ ou 2σ, et la part de chaque terme.
  • La source de chaque écart, avec sa référence complète et son DOI.
  • Les conditions de validité : lot ou flacon, matériau naturel pris comme référence, changement de rapport isotopique.
  • Un refus motivé lorsqu'un écart manque ou a été publié sans incertitude.
Convertisseur

Ramener une valeur d'un standard à l'autre

Choisissez le système, votre rapport isotopique et les deux standards. Chaque lot ou flacon mesuré figure comme une entrée distincte : prenez celui que vous utilisez.

Votre système n'y figure pas ? Systèmes sans calibration

Rapport mesuré

Par défaut, le rapport des calibrations publiées.

Sans valeur, la page donne l'écart entre les deux standards.

Le convertisseur a besoin de JavaScript.
Méthode

Ce que fait le calcul

Une calibration publiée, sinon rien

Le nom d'un standard ne dit rien de sa composition. Deux flacons de solution d'étain SPEX PLSN5 portant le même numéro de lot ont été mesurés à 0,26 ‰ d'écart en δ122/118Sn, alors que les lots de la gamme CLSN2 du même fabricant sont identiques entre eux (Meister et al., 2026).

La page ne relie donc deux standards que par des écarts mesurés et publiés, chacun rapporté au zéro de l'échelle de son système. Faute d'écart publié, elle ne propose aucune valeur.

La formule exacte

δB = (δA + a + δA·a/1000 − b) / (1 + b/1000)

a et b sont les valeurs des standards A et B sur l'échelle commune. C'est la composition des rapports isotopiques, détaillée par Meister et al. (2026, équation 6). La forme additive δA + a − b, d'usage courant, s'en écarte d'environ δ·a/1000 : négligeable pour des écarts de quelques dixièmes de ‰, sensible pour des écarts de plusieurs ‰, comme entre V-PDB et V-SMOW.

L'incertitude propagée

u = √(umesure² + ua² + ub²)

Chaque incertitude est ramenée à un écart-type : une 2SD ou une 2SE publiée est divisée par deux, une incertitude élargie par son facteur k. Elle est pondérée par la dérivée de la formule exacte, puis rendue dans votre convention.

Les deux écarts sont traités comme indépendants ; quand ils viennent de la même étude, l'incertitude est sans doute surestimée. Une 2SD de reproductibilité est lue comme deux écarts-types, lecture habituelle qui reste plus étroite qu'une incertitude d'étalonnage complète.

Changer de rapport isotopique

(1 + δj/1000) = (1 + δi/1000)β,  β = ln(mj/mj′) / ln(mi/mi′)

Si vous mesurez un autre rapport que celui des calibrations, 122Sn/118Sn au lieu de 124Sn/116Sn par exemple, les écarts entre standards y sont portés par la loi de fractionnement dépendant de la masse (Wombacher et Rehkämper, 2004), exponentielle ou d'équilibre. Seuls ces écarts sont transformés, jamais votre valeur : une anomalie indépendante de la masse qu'elle porterait, comme Δ199Hg ou Δ33S, reste intacte. La page indique ce que donnerait l'autre loi.

Références : Meister, A.C.E. et al. (2026). A Common Reference Material for Mass-Dependent Sn Isotope Compositions: An Inter-Laboratory Calibration Approach. Geostandards and Geoanalytical Research, 50(2), 341-367. doi:10.1111/ggr.70035. Wombacher, F. et Rehkämper, M. (2004). Problems and Suggestions Concerning the Notation of Cadmium Stable Isotope Compositions and the Use of Reference Materials. Geostandards and Geoanalytical Research, 28(1), 173-178. doi:10.1111/j.1751-908x.2004.tb01054.x.

Écarts publiés

Les standards, un par un

Chaque standard avec sa valeur sur l'échelle du zéro de son système, l'incertitude telle que publiée et la source.

Systèmes et standards sans conversion proposée

Ces systèmes et ces standards apparaissent dans les fiches de l'Atlas, mais aucun écart publié ne les relie à un autre standard dans la base : la page ne propose pas de conversion pour eux. Les rapports radiogéniques (plomb, strontium, néodyme, osmium) relèvent d'une autre démarche, la renormalisation sur la valeur de référence du standard.

    Questions fréquentes

    Convertir entre standards

    Peut-on convertir une valeur entre deux standards sans calibration publiée ?
    Non. Le nom d'un standard ne renseigne pas sur sa composition isotopique : deux flacons de solution d'étain SPEX PLSN5 portant le même numéro de lot ont été mesurés à 0,26 ‰ d'écart en δ122/118Sn (Meister et al., 2026). La page ne relie deux standards que par des écarts mesurés et publiés ; quand il n'en existe pas, elle le dit et ne calcule rien.
    Quelle formule la page utilise-t-elle ?
    La composition exacte des rapports : δ cible = (δ + a + δ·a/1000 − b) / (1 + b/1000), où a et b sont les valeurs des deux standards sur l'échelle commune. L'approximation additive δ + a − b est aussi donnée, avec son écart à la formule exacte.
    Comment l'incertitude est-elle propagée ?
    Par somme quadratique de l'incertitude de votre mesure et de celles des deux écarts publiés, toutes ramenées à un écart-type puis rendues dans votre convention, 1σ ou 2σ. Les deux écarts sont supposés indépendants, ce qui surestime en général l'incertitude quand ils viennent de la même étude.
    Mon standard n'est pas dans la liste : que faire ?
    Aucun écart publié ne le relie alors à l'échelle dans la base, et la page ne propose pas de conversion. Mesurer dans la même session un standard de la liste, ou un matériau de référence commun, donne l'écart qui manque. Si une calibration publiée nous a échappé, écrivez à colin.ferrari@isofind.tech.
    Je mesure δ122/118Sn et la base donne δ124/116Sn : est-ce un problème ?
    Non. Choisissez votre rapport dans le convertisseur : les écarts entre standards y sont portés par la loi de fractionnement dépendant de la masse, et votre valeur n'est pas transformée. Pour l'étain, l'intercalibration de Meister et al. (2026) est publiée en δ122/118Sn ; avec la loi exponentielle, le convertisseur redonne les valeurs publiées, aux arrondis près.
    La conversion des standards est-elle gratuite ?
    Oui, sans compte. L'accès Atlas ajoute la conversion d'une série de valeurs, les changements de notation, la renormalisation d'un rapport radiogénique et l'export ; le comparateur de l'Atlas ramène de lui-même les plages publiées à votre standard.
    Citer cette page
    IsoFind. Conversion des standards isotopiques. Ferrari, C. (dir.). https://www.isofind.tech/fr/conversion-des-standards/ (consulté le [date]).

    Citez aussi la publication de chaque écart utilisé : le résultat copié depuis le convertisseur en donne les références.

    Des valeurs publiées à votre échantillon

    La conversion d'une valeur isolée est libre. Dans l'Atlas, le comparateur ramène de lui-même les plages publiées à votre standard, et l'accès Atlas ajoute la conversion en série, les changements de notation et l'export.